16 novembre 2007

Le tango que j'écoute dit...


Je redoute le temps qui passe sans te voir, sans t'entendre

Je redoute le temps qui passe sans te toucher, te baiser la bouche

Je redoute le temps qui passe sans te prendre, t'enserrer dans mes bras

Tu es le vin que je bois
La cigarette que j'allume
La caresse que je m'octroie
Le tango que j'écoute

Je redoute le temps qui passe...

14 novembre 2007

L'ouragan

Sigrid Van Tilbeurgh y Mazen Kiwan. "El Huracan" Los Autenticos Reyes

7 novembre 2007

Série noire pour un tango

Dans la chambre de l'hôtel gisait, à demi nu, Eduardo. L'inspecteur Carleton eut un haut le coeur à la vue de la plaie béante d'où un filet de sang n'en finissait pas de s'écouler : la gorge avait été tranchée. Net.

Un Doble A avait été renversé sur le parquet... L'inspecteur traversa la pièce et se rendit dans la salle de bain. Ce qu'il vit dans la baignoire le bouleversa : le vinyle "Miguel Calo y su orquesta/Canta Raul Baron" avait été brisé, piétiné, dépecé. Le flic donna un violent coup de poing dans le miroir : "Nom de dieu, deux crimes : un bandonéoniste et un tango".

"Tango Parano", "Bastille Tango", "Le tango des assassins", "Le retour du professeur de danse", "Adieu mes jolies", "Le quintette de Buenos Aires"...
Qu'ils sont beaux et évocateurs ces titres de polars dont l'univers glauque est lié à la passion, à la précision, à l'étreinte, bref au tango.


Le texte est de "Paroles... et Tango", il n'appartient à aucun des polars cités.

1 novembre 2007

Poeta y letrista

100 ans, Homero Manzi aurait eu 100 ans aujourd'hui et dans tous les faubourgs de Buenos Aires aux balcons obscurs et anciens jardins, on entend encore le poète : "Je ne sais si ta voix est la fleur d'une peine, mais je sais qu'au son de tes tangos, Malena, je te sens si bonne, plus bonne que moi..."



Barrio de tango, Fuimos, Che Bandoneon, Sur, El Ultimo Organito... Les milongas ne seraient pas tout à fait ce qu'elles sont sans ses textes magnifiques très souvent mis en musique par Anibal Troilo. Quand Troilo apprend la mort de son ami Manzi (Homero Manzi a 44 ans) il se retire dans sa chambre et écrit le tango "Responso" aujourd'hui repris par l'orquesta tipica El Afronte.



26 octobre 2007

Tango à Harvard !

"Borgès et le tango", "Le tango comme politique : genre, classe et vie urbaine", "Le tango comme forme culturelle : musique, danse et cinéma", ce sont les thèmes abordés dès aujourd'hui à Harvard, la célèbre université américaine.
Il reste encore quelques places en amphi, aussi si vous avez envie de vacances studieuses dans le Massachusetts, c'est le moment de partir !
Le séminaire tentera "d'analyser le tango comme une métaphore globale qui puise ses racines dans les secteurs urbains les plus populaires, la marginalisation sociale et l'autorité masculine". Emmenez vos chaussures car à la fin on pousse les tables et on danse, c'est certain.

22 octobre 2007

Comme du Discepolo...

Adieu ma petite maman Adieu ma petite maman je vais mourir
Je suis qu'un enfant pourtant je vais mourir
Je n'avais pas assez l'identité française Pourtant à l'école où j'allais J'étais bon en français

Adieu ma petite maman je vais mourir
Je suis qu'un enfant j'aurais pas dû m'enfuir Quand les gardiens de la paix nous pourchassaient Ils allaient m'attraper quand j'ai sauté Dans le vide pour m'échapper

Pleure pas ma petite maman je vais partir
Parait qu'ici on ne peut pas recueillir Toute la misère du monde et que sans tarder Pour remettre la France au travail Il faut que je m'en aille
Ne pleurez pas mes chers parents je vais plus souffrir
J'aurais pu être enlevé violé ou pire On vous aurait reçus à l'Elysée Sur notre sort la France aurait pleuré Mais nous pour eux c'est une histoire minable Si je fuyais c'est que j'étais sûrement coupable

Adieu ma p'tit' maman je vais mourir
J'espère que ma mort pourra servir Et que bientôt la chasse à l'étranger Comme toutes les chasses sera périmée Pourquoi les riches nous pillent et nous repoussent Pourtant tout est à tous Un jour peut-être pour se repentir Plus tard dans les écoles un président Décomplexé fera lire aux enfants Cette pensée d'un étrange étranger : Adieu ma petite maman je vais mourir...

Paroles et Musique de Marc Havet
Photo : immigrants à Buenos Aires

17 octobre 2007

Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie


J'ignore si dans votre ville, au Kremlin Bicêtre ou à Bordeaux, à Nantes ou à Lyon, au Petit Quevilly ou à Guyancourt, il y a une église Pie X mais dans une ruelle de Caen, une chapelle toujours en activité, porte le nom de ce pape bien connu des tangueros !

Et le plus curieux est que nous l'avons vue par hasard en sortant d'une milonga qui s'était donnée dans une église du XVème siècle, aujourd'hui désaffectée. Ce décor fabuleux résonnait des musiques de Di Sarli, D'arienzo, et autres airs (Otros Aires)*. Toute la soirée nous avions adopté "ces ridicules contorsions barbares de Nègres ou d'Indiens" à deux pas de ce Pie X qui, quelques années auparavant (1914), avait évoqué le tango en ces termes. Et d'ajouter :"Je comprends fort bien que vous aimiez la danse, nous sommes au temps du Carnaval et c'est de votre âge..."


* En cliquant sur le logo TempoTango vous verrez 2 ou 3 photos de "la Catedral"!

10 octobre 2007

Le tango est un arbre...

"Le tango est un arbre qui donnera toujours des fruits car il est planté dans une terre fertile : l'âme du peuple... "

1 octobre 2007

Le paradis et le tango

"...Et le paradis lui-même est-il autre chose que la somme des fantasmes de toutes nos enfances ? C'est pourquoi dans le paradis les hommes sont nus et n'ont point de honte... Le rêve peut nous ramener chaque nuit dans ce paradis."

Le tango aussi.
Le texte est de Sigmund Freud, le dessin est signé Sandokan, amateur de tango argentin et passionné de coups de crayon.
Un site à ne pas mettre entre toutes les mains.

20 septembre 2007

Esquisse d'un tango futur...

Suite à un séjour de plusieurs mois à Caen (Normandie) fin 2006/début 2007, Martin Suaya nous envoie de Buenos Aires ce poème, esquisse d'un tango futur...

Tango Tango
Caen devient
d'un coup
un seul accord..

Tango tango
La ville est gagnée
petit à petit
par des tangueros...
Le Pessoa et le Lux
y goûtent déjà
et soudain tout le monde
son verre y voudra

Tango Tango
J'écoute
je danse
et je trinque
à mes amis
Oh ! Normands !
Vous faîtes de Caen
un endroit où je rêve
de retourner.

9 septembre 2007

Rugby : une leçon de tango !

Juan Maglio "Pacho" (1880 - 1934) bandonéoniste et compositeur. C'est lui qui a écrit "Rugby" et c'est pourquoi l'Argentine ira loin dans la Coupe du Monde.
Personne ne sait si les Pumas ont écouté ce tango avant de jouer mais leurs pas, le rythme qu'ils ont donné au match n'ont laissé personne indifférents et la plupart des journalistes ont évoqué le tango (c'est facile !) pour expliquer la défaite de la France !

6 septembre 2007

Je vous suivrai partout



Judith Elbaz et Christophe Lambert. Rétro Dancing. Paris.

2 septembre 2007

Esthétique des corps dansant

Le tango argentin, à lui seul, est un territoire cinématographique : des cinéastes, et non des moindres, l'ont depuis longtemps compris. N'est-ce pas Luis Bunuel qui, en 1929, choisit de mettre des musiques de tango dans "Un chien Andalou". En 1921, sort le film "Les quatre cavaliers de l'Apocalypse", le film qui allait lancer la carrière de Rudolph Valentino et dans lequel il danse un tango.
Plus proche de nous, le fim espagnol de Pedro Almodovar "Volver", le film finlandais d'Aki Kaurismäki "Les lumières du Faubourg" : ces deux oeuvres font entendre du tango.
Robert Duval devant honorer un contrat ("Assassination tango") à Buenos Aires, ne va-t-il pas découvrir et apprendre le tango ?

En France, Claude Chabrol n'a-til pas demandé à Mazen Kiwan d'interprèter un professeur de tango dans "La demoiselle d'honneur",
Zabou Breitman dans "L'homme de sa vie" ne nous montre-t-elle pas une milonga dans un petit village,
et dans "Je ne suis pas là pour être aimé", Stéphane Brizé ne choisit-il pas le tango comme révélateur d'émotions ?
On pourrait ainsi multiplier les exemples ("L'accrobate" de Pollet, "Le dernier tango à Paris" de Bertolucci...). Le tango argentin est un décor, un personnage, une histoire : clin d'oeil, hommage, théme principal, l'esthétique des corps dansant devient matière cinématographique.

29 août 2007

Souvenir-écran

Maison natale de Carlos Gardel à Toulouse (4 rue du Canon d'Arcole)
Je devais avoir 7 ou 8 ans. Cette nuit-là je n’arrivais pas à dormir, entendant à l’étage au-dessus de ma chambre des bruits de pas. A cette époque, nous louions une pièce mansardée à des inconnus. Mon père était absent depuis une semaine, je n’étais pas rassuré mais j’en profitai pour me rendre dans son bureau car j’avais été intrigué, quelques jours auparavant, par un ouvrage de sa bibliothèque. Je ne compris pas grand-chose au titre «Le Rouge et le Noir», ça n’est que plus tard que je devais en découvrir le sens. Et, bizarrement à côté de cette oeuvre qui me laissa perplexe, un 33 tours dont la pochette représentait une belle et grande femme brune. Je lus «La Cumparsita». Quel rapport, me demandai-je, pouvait-il y avoir entre ce livre et cette musique que je ne connaissais pas encore…
Les années de l’enfance ont passé, passé mais ce petit morceau de ma vie, ce questionnement sur le plaisir et la douleur que tu me donnes, font que je n’arrête pas d’errer, d’aimer, de danser.

21 août 2007

Caminito

Juan de Dios Filiberto, personne n'oublie le petit chemin qui vous a vus, un jour, passer ensemble...
Dans la ville rose, rue des Gestes, un bar restaurant porte le nom de ton poème et si le lieu semble fermé et la serveuse partie, c'est juste pour quelques jours. Malena va repasser par là et nous ne lui dirons pas que tes pleurs ont arrosé le sol du petit sentier.

30 juillet 2007

No man's land

C'est difficile parfois de changer de monde surtout lorsqu'ils s'opposent à ce point : le tango et le monde du quotidien. Je suis encore dans la musique, dans la danse lorsque la milonga se termine et pourtant je dois reprendre ma place dans la société, retrouver la rue, la vitesse, le bruit. Voilà que j'étais bien ancré dans le sol et tout à coup il se dérobe à moi... Etrange sensation : il faut réapprendre à marcher normalement, oublier l'abrazo, tenir la main de sa femme ou de son ami(e) sans trop s'enlacer, parler moins avec son corps mais réapprendre à parler aussi avec des mots... Complexe le retour au réel ! Deux "cumparsita" ne suffisent pas toujours à m'y ramener !

J'ai besoin de quelques minutes pour émerger, parfois même m'arracher à cette vie nocturne où j'ai ressenti plus d'émotions que nulle part ailleurs... J'exagère un peu !
Mais jamais je n'aurais pensé que le tango argentin laisserait de tels effets dans mon corps et mon esprit.
Bonnes vacances !

"La Cumparsita" Bien Frappé, Cuarteto de tango.

21 juillet 2007

Tango dans le off


Chaque festival a son heure de tango argentin, nous l'avons vu à Cannes, vérifié à Roland garros et remarqué dernièrement à Arles. Il en est de même à Avignon où, de passage dans la Cité des Papes, nous ne manquerons pas de nous rendre au Rouge Gorge (en photo) voir la dernière création de Jean-Ronald Taham et Charlotte Hess "Melopeya Tanguera".

17 juillet 2007

Between fellows

"We are just like other people : we love to sing, we love to dance, we admire beautiful women. We're human and sometimes very human".

Si vous aimez le tango et le cinéma des années 40/50, alors vous pouvez danser sur "Ungodly fruit" tiré de "Tales of the forgotten melodies". Certes, l'album date de 2005 mais des tangueros l'ont mis en danse récemment. Wax Tailor a su utiliser les trompettes d'Amérique latine et les violons du Grand Nord sur ce tango presqu' argentin.

Et vous les DJs, n'oubliez pas "Between fellows" pour la cortina ! C'est sur le même album.

11 juillet 2007

Istanbul + Hawaï = New York

Murat and Michelle Erdemsel : Tango Improvisation in La Belle Epoque Milonga NYC.



Il existe une autre vidéo sur You Tube pour laquelle il n'y a pas de lien. Cherchez Murat et Michelle Valentango 2007.

10 juillet 2007

Neige et Tango

Buenos Aires sous la neige, elle n'avait pas vécu pareil phénomène météorologique depuis 1918.
Le 9 juillet dernier, jour de la fête nationale, les radios ont célébré ce double événement en offrant aux auditeurs le tango argentin, écrit justement pour la neige de 1918 : "Qué Noche".

4 juillet 2007

Lo que dura un beso


Titre d'un tango ? Titre d'une photo ? Daniel Melingo et Alberto Garcia Alix se ressemblent. Tango argentin et photographie espagnole partagent la même affiche à Arles aux 17èmes rencontres de la photo. L'amitié de ces deux écorchés a dû naître dans les années 80 à Madrid lorsque Melingo jouait dans le groupe rock Torredos Muertos.

Le 5 juillet, ils seront ensemble dans le théâtre antique d'Arles : Alberto Garcia Alix pour recevoir le prix Leïca 2007 ("Je ne photographie pas des émotions mais à partir de mes émotions"), Daniel Melingo pour donner un récital ("La danse, comme la bicyclette, rend les filles belles").

1 juillet 2007

Rendez-vous

TempoTango vous invite parfois dans une milonga de Buenos Aires à travers une vidéo. C'est ainsi que nous avons pu vous emmener en novembre dernier au Sunderland, cette ancienne salle de basketball, voir El Chino Perico et Sylvina Damiani. Plus tard nous sommes passés au Salon Canning où Frederico et Ariadna ne nous avaient pas laissés indemnes. Enfin, mon ami Nicholas qui connaît bien un des derniers lieux trés branché où les repères dans le temps sont bouleversés et... bouleversants, nous a ouvert la porte de la Practica X.
Il en reste encore beaucoup à découvrir : la milonga gay appelée La Marshall, la Confiteria Ideal, magique, la Viruta, El Beso...Bref, regardez les photos de tous ces lieux rêvés en entrant dans la Catedral.

21 juin 2007

Fiesta de la musica

Attention il n' y aura pas de tango sur les quais le 21 juin pour cause de fête de la musique mais nous danserons partout sur les plages : c'est l'été même si la météo annonce très nuageux, pluie modérée et des températures comprises entre 12 et 13° Non, ça c'est la météo à Buenos Aires... Quoique !

14 juin 2007

Rencontre avec Romain Baillon


Depuis la fin du 19ème siècle, le monde a beaucoup changé, le tango, lui, a traversé tous ces temps. Les émotions, les sentiments et les plaisirs qui naissent à partir de lui (à moins que ce ne soit l'inverse) sont toujours présents. Romain Baillon photographie l'intime, les secrets, les bouleversements sur les visages des danseurs. Rencontre ici et sur site.

Au départ, la passion c'était la photo ou le tango ?
"Un peu les deux. J'ai commencé par faire de la photo sérieusement en affutant mon envie au gré de l'humeur mais la rencontre avec le tango quelques mois plus tard a été une révélation, au sens où je trouvais le sujet attendu, qui allait me permettre de faire aboutir mon ambition. Faire autre chose autrement. Quoi ? Des photos de tango dans les milongas parisiennes. Il fallait juste se hisser à la hauteur du sujet.

Pourquoi essentiellement des photos en couleurs excepté la série "Arbres Hiver" ?
J'ai commencé par vouloir retranscrire la réalité du bal, dans toute sa fraicheur, sa nouveauté, sa réalité Il me fallait en conséquence m'écarter du noir et blanc que je pensais complice des clichés éculés sur le tango que j'avais en tête, avec des couples de danseurs prenant des poses ridicules qui étaient à cent jours de ce qui se présentait à l'évidence dans les bals. La couleur s'est donc imposée dès le début de ma recherche pour son réalisme. Par la suite, en recherchant de nouveaux effets à la prise de vue et au tirage qui rapprochaient ma démarche d'un pictorialisme hors temps, la couleur conservait des avantages, notamment comme vecteur des émotions et de la passion, d'un certain onirisme. J'ai par la suite gardé cette habitude et cette préférence pour le travail en couleurs.

Le choix de vos thèmes (le tango, la cigarette, le métro..) s'opère de quelle façon ? Est-ce lié à des lectures, des observations, des influences d'autres photographes que vous admirez ?
...J'ai une intention préalable forte qui m'indique que je vais devoir vivre un moment avec l'envie de traiter au fil des jours et des occasions un thème donné, pour des raisons très personnelles, claires et obscures. Je me cramponne alors aux quelques références culturelles que j'ai sur le sujet et je décide de voyager avec ça, de me frotter au motif avec ce bagage suffisant sans ressentir le besoin de me documenter sur les traitements existants du sujet. On verra après !"


Photos de Romain Baillon protégées par les droits d'auteur.

11 juin 2007

Un tango para el recuerdo

De 1963 à 1975, il a chanté dans l'orchestre de Annibal Troilo ; ensemble ils ont enregistré 23 disques. Comme "Pichuco" mort en 1975 également un mois de mai, Tito Reyes a quitté le monde du tango en mai dernier à l'âge de 79 ans. Ce chanteur a-t-il vraiment disparu ou n'est-il pas comme le tango dont il disait : "Le tango, inévitablement, ne peut pas s'arrêter car il est l'expression même de l'émotion qui se traduit dans la musique, les paroles et la danse."
Allez Tito, quelque part il y a un bar qui s'appelle "Resplandor", El Gordo t'y attend pour jouer, chanter et danser.

6 juin 2007

Quand le XIXème Siècle rencontre le XXIème.

Sur une musique de Carlos Di Sarli, un tango de Esteban Moreno et Claudia Codega.
A 1' et 23'', TempoTango salue Nicholas, l'Ami Américain, présent dans l'assemblée.

2 juin 2007

Adios Cacho Tirao, adios Nonino


Cacho Tirao donne son premier concert solo à 12 ans ; vers la fin des années 60 il joue dans le quintet d' Astor Piazzolla qui l'encourage à faire une carrière solo. Ainsi naît le plus grand guitariste argentin. En 1976 il se produit en France avec un autre maître de la guitare, Paco de Lucia et en 1985 il présente son grand concert pour guitare et orchestre symphonique.
Marc Tommasi rappelle que Piazzolla lui avait donné ce conseil :"Mira pibe, tenés que largarte solo" ("Ecoute mino il faut que tu te lances seul") !
Aujourd'hui Tirao a rejoint Piazzolla et, avec un peu d'imagination, on peut encore les entendre jouer "le double concerto pour accordéon et guitare" ou "Adios Nonino".

1 juin 2007

Entre les lignes


L'Argentine en finale ? Pourquoi pas ? David Nalbandian, ce joueur, 18ème au classement ATP, à l'aise sur toutes les surfaces, demi finaliste en 2006, pourrait se retrouver sur le podium. En tout cas, ce soir à Cordoba, on va danser le tango dans toutes les milongas !
7-6 (5), 5-7, 6-4, 7-6 (5) contre Gaël Monfils.

Affiche signée Kate Shepherd

Finalement pas de finale pour Nalbandian ! Davydenko l'a sorti après plus de 3 heures de match intense. Reste un espoir pour l'Argentine puisque le joueur russe va devoir affronter Guillermo Canas... A suivre.

Terrrrrible ce Russe ! Davydenko vient de battre Canas, c'est sans appel ! 7-5, 6-4, 6-4


26 mai 2007

Et la palme d'or...


TempoTango remet la Palme d'Or à "En Tus Brazos" film d'animation signé François-Xavier Goby.

Le Grand Prix d'Interprétation est remis à Ney Melo et Jennifer Bratt pour leur prestation dans "Chaque pas raconte une histoire" de Eduardo Bianco et Mario Melfi.

La Caméra d'Or pour Monie réalisatrice du film "Des nouvelles de Buenos Aires" tourné à San Telmo.

Le Grand Prix de la Mise En Scène va au film "L'envol" de et avec Tete.

Le Grand Prix de la Critique pour le film "Le Corto Maltese du tango" sur une idée de Hugo Pratt.

Le Prix du Meilleur Scénario est donné à Carlos de Flores pour "Sexteto Astillero".

Enfin, une Mention Spéciale est remise à El Gavito ("Nobody can teach you the feeling") pour l'ensemble de son oeuvre.


Vous pouvez voir tous ces films en exclusivité sur "Paroles... et Tango" dans la rubrique vidéo.

Dernière nouvelle : le Grand Prix de La Semaine Internationale de la Critique est remis au film argentin dont TempoTango vous a déja parlé : "XXY" de Lucia Puenz.

20 mai 2007

L'Argentine à Cannes ?




















Bianka Guna - xxy - acrylic on canvas


J'ai beau regarder dans tous les sens, lire toute la programmation du 60ème Festival de Cannes, je ne trouve que deux films argentins et encore dans la section "La Semaine de la Critique". Il s'agit de "XXY" de Lucia Puenzo. Le film raconte le moment brutal où Alex une adolescente de 15 ans, hermaphrodite, va trouver son identité, ses premiers sentiments amoureux, confus et déchirants et le choc que cela engendre pour sa famille. Le second réalisé par Pablo Fendrik dure 1h07, il s'appelle "El asaltante" ("L'assaillant") et il a impressionné la critique.

Il faut remonter à 1986 pour trouver en compétition officielle "Pobre Mariposa", film argentin de Raul de la Torre. "Pauvre Papillon" évoque l'année 1945 quand des juifs et des communistes font la chasse aux nazis réfugiés en Argentine. Dans ce film, Osvaldo Pugliese et son orchestre font une apparition lors d'un concert.

C'est décidé, l'an prochain Tempotango ira à Toulouse aux XXèmes Rencontres cinémas d'Amérique Latine (Printemps 2008) au moins là nous serons assurés de voir la production cinématographique d' Argentine.

15 mai 2007

Objet trouvé


Trouvé cet écrit en quittant une milonga :

"Tps 3 déboité. Tps 4 + pivot H en portant son Pdc sur son Pd et poser Pg en Av. léger/t en diag. d'où Ar. Pd F.
Tps lat. Pg F.
Tps 1/2 8 av pd F. et Blocage Pg ar. par Pd de H.
Tps 7 accroch' hte hanche H. sur lat. Pd F.
Sortie 8 Ar. F."

Nous avons essayé, ça n'a pas marché !

Qui sait le faire ?

10 mai 2007

Pour Michel Onfray


Votre blog prend fin alors que nous avons tellement besoin d'entendre quelqu'un d'autre que ce "bon père de famille" amnésique, obscène, méprisant. En vous lisant je pensais souvent aux émigrants, aux esclaves et aux poètes du tango qui arrivaient à Buenos Aires et inventaient cette musique et ces textes d'amour, et de révolte aussi. Je me dis que vous pourriez vous joindre à nous et apprendre le tango argentin, cette danse des désirs, des plaisirs, cette danse de couple aux parfums africains, européens et latinos.


6 mai 2007

Cityzen Café, el ultimo cafe

Il existe le café de Los Angelitos, le Café Dominguez, et autres "cafetin" tant chantés par les poètes du tango. Si Discepolo était encore vivant il aurait pu chanter le"Cityzen Café", cette milonga protégée du vent et de la pluie par un théâtre et un cinéma. Il aurait parlé des amis qui s'y retrouvaient autour d'une sangria au vin blanc, sous le regard ému de ceux et celles qui ressentent l'émotion du tango mais ne le dansent pas encore.

A nouveau une milonga s'est éteinte... Le petit café de Lily a rendu l'âme. Il reste (combien de temps encore ?) le théâtre et le cinéma comme deux orphelins qui n'ont plus "Cityzen" à protéger. Quelques spectateurs qui sortent de l'une ou l'autre salle s'arrêtent un court instant sur la place et il leur semble entendre Canaro jouer "El adios" ou le Gotan "Santa Maria"...

Notre histoire est terminée avec ce petit café... Mais il faut continuer à danser, prendre un petit chemin qui nous conduira à un cafetin qui déjà ouvre ses portes, pousse les tables, et lance son bandonéon.

1 mai 2007

Federico y Ariadna Naveira en Salon Canning



Por favor, las referencias de este tango. Muchas gracias. TempoTango a offert un brin de muguet à Malena, la plus rapide à répondre : "Tigre Viejo" par Osvaldo Fresedo !

30 avril 2007

Plaza de Mayo


C'était le 30 avril 1977...

Elles tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre remontant ainsi le temps, terrible tango que dansent ces femmes depuis trente ans.


24 avril 2007

Orchesta Tipica

Que fait-on après le 6 mai ?

D’abord écouter du tango et si nous ne pouvons pas encore voir le Sexteto Astillero ou l’Afronte en Europe, il est cependant un orchesta tipica de dix musiciens (quatre violons, un violoncelle, trois bandonéons, une contrebasse et un piano) que nous ne manquerons pas :

l’Orchesta Tipica Imperial !
le 8 mai à 20h30 à Paris Aires.
Studio de l'Ermitage

8 rue de l'Ermitage
75020 M° Jourdain
entrée : 6€

Et après le 6 mai, que fait-on ?

22 avril 2007

18 avril 2007

Quand le jazz est, quand le jazz est...


là, le tango s'en, le tango s'en... Non, le tango ne s'en va jamais...

Avant-hier
Osvaldo Fresedo découvre le jazz en 1920 aux Etats Unis. De passage à Buenos Aires en 1956, Dizzy Gillepsie s'intéresse au tango. Résultat "Rendez-vous porteno", rendez-vous de deux cultures musicales fort différentes à priori et pourtant aux racines semblables.
Cette année là, Lalo Schifrin a 24 ans, il fréquente le club de Fresedo. Il va devenir le pianiste de Dizzy Gillepsie. Plus tard, c'est lui qui composera la bande originale du film "Tango".


Hier
Richard Galliano rencontre Astor Piazzolla en 1983. Il sera le
premier bandonéon solo dans "Songe d'une nuit d'été", de là commence une longue amitié entre les deux hommes. Nul mieux que Galliano n'a su réunir tango argentin et jazz.


Aujourd'hui
En 2001, Gotan Project enregistre une version de "Round about
midnight", standard du jazz signé Monk et en 2006, Gustavo

Beytelmann au piano, Roberto Telmo à la contrebasse et Juanjo Mosalini au bandonéon interprètent "Tango à la Duke".

13 avril 2007

La jeune garde

A Paris, le tango est partout...
Voilà encore un lieu qui risque de devenir mythique. Quand on parle tango, on ne pense pas au billard américain ou à la vodka caramel ! Et pourtant au 179 de la rue Saint-Maur dans le Xème arrondissement, c'est le pouls de l'Argentine qui bat jusqu'à 1h30 du matin. Quant aux danseurs ils semblent tous (ou presque tous !) revenus la veille de Buenos Aires ou de Montevideo !

7 avril 2007

Vous et le Tango (suite et fin)

Revues, sites internet, voyage à Buenos Aires ou projet de s'y rendre, conférences, livres, etc. Les tangueros seraient-ils des intellos ? En tout cas, vous êtes désireux de connaître les racines de cette musique et vous estimez à plus de 60% que des hommes et des femmes font un travail magnifique en rendant compte de l'histoire ancienne mais aussi contemporaine du tango. Lecteurs de "La Salida" et de "Tout Tango", on vous a reconnus ! Si une majorité d'entre vous pense que la passion, la culture font le souffle du bandonéon aujourd'hui, vous êtes malgré tout environ 20% à trouver que le tango est victime, non pas du Medef, mais parfois de la mondialisation. Vous tirez une sorte de signal d'alarme en évoquant des cours aux tarifs horaires prohibitifs ou des prestations quelque peu onéreuses...

Pour l'influence que le danseur lambda peut avoir ou non sur le devenir du tango, c'est 50/50. Il y a ceux qui ont le sentiment de subir une inflation de figures dans les stages, figures qu'ils ne peuvent pas placer en bal ; il y a ceux qui souffrent des acrobaties de tangueros qui se croient seuls sur le plancher ou qui pensent épater la galerie mais pas de chance pour eux, y a pas de galerie !

Enfin une petite minorité (20%) pense que les associations peuvent influer sur le devenir du tango car il ne faut pas oublier, écrivez-vous, que les danseurs et danseuses de tango sont là, dans ces associations, et ils font vivre cette danse. Aussi trouvez-vous légitime qu'ils soient écoutés.

Malgré tout, vous êtes plus de 60% à trouver que ce qui va bien dans le tango est cette diversité d'endroits, de personnalités, de festivals... Plusieurs d'entre vous évoquent le tango nuevo et le tango électro qui ont marqué et marquent encore une évolution inévitable de la musique et de la danse. Mais vous soulignez également l'importance qu'il y a à connaître, à écouter et danser le tango d'hier.

Pour conclure le résultat de ce mini sondage (Voir message "En quête de votre avis") mais éminemment politique (sic), TempoTango laissera la parole à Marc Tommasi : "... Par ailleurs, ceci colporte l'idée que la vérité du tango serait attachée à sa forme et pas à son fond. Or, c'est bien à ce fond, cette chose où s'abîment les mots de Gavito, mais pas son art, qui en est la vérité...Le tango, art vivant, crée sans arrêt de nouvelles formes. La diversité des styles passés et présents est, sûrement, à Buenos Aires, la chose la plus frappante..." (In Tout Tango N°9/Octobre 2006).

31 mars 2007

Chaque pas raconte une histoire

De aquel poema embriagador
ya nada queda entre los dos.
¡Con mi triste adiós
sentirás la emoción
de mi dolor!...

Ney Melo y Jennifer Bratt, Poema.
« Poema » (Paroles et Musique : Eduardo Bianco/ Mario Melfi)
Orchestre de Francisco Canaro 1935
Chanteur : Roberto Maida

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28 mars 2007

Vous et le Tango...

C’est la grande surprise de cette enquête : vous avez été 351 personnes à nous répondre, (voir "En quête de votre avis") c’est pourquoi nous en avons retardé la publication . Cette synthèse se fera sur deux messages.

Personne ne sera étonné qu’à la première question, certes avec quelques nuances, vous êtes 85% à vivre le tango comme une drogue. Ce qui ne signifie pas bien entendu que vous y avez goûté mais le tango pour la majorité d’entre vous, c’est irraisonné ! Vous vous demandez comment vivre sans ! Rassurez-vous TempoTango aussi !

En revanche les tangos préférés sont divers et variés, ce qui montre la richesse, la qualité de cette musique. Pugliese est très souvent cité, à peu près autant que Carlos Di Sarli (35 et 30%) mais notons également un goût très fort pour les formations de tango électro puisque sont cités le Gotan (25 %) mais aussi San Telmo Lounge et Carlos Libedinsky pour NarcoTango. Peu de réponses en revanche pour l’orquesta Tipica Fernandez Fierro ou Demoliendo tangos mais comme ici on les aime, alors on en parle ! Un tango est souvent évoqué « La abandone y no sabia ». Tant mieux.

Ce qui vous manque le plus en tant que danseur(se) de tango, à croire que vous vous êtes donné le mot… mais à 70 % ce sont les chaussures ! Plus sérieusement, ce sont des lieux qui manquent et ouverts plus souvent. Nous comprenons qu’il ne s’agit pas de Paris mais des villes en province où la demande est très forte mais où c’est complexe, onéreux de trouver et de conserver une milonga. Autre réponse intéressante, vous êtes 25 % à regretter le nombre insuffisant d’hommes seuls dans les milongas ou les cours.

A suivre… pour les réponses aux trois dernières questions.

19 mars 2007

Alma de Bandoneon, Alma de nino


Laissez-les grandir ici
envoyé par laissezlesgrandirici

"Je me suis moqué de toi : je ne t'avais pas écouté. Je n'avais pas compris ta douleur. (...). Maintenant je comprends le désespoir qui te soulève dans un sanglot...".

Extrait du tango signé Enrique Santos Discepolo. 1935. (in "Les poètes du tango" Poésie / Gallimard)

14 mars 2007

Le Corto Maltese du tango

Corto Maltese est allé plusieurs fois en Argentine, d'abord dans les années 10 puis vers 1923, année où disparait dans des conditions étranges à Paris, son ami Arolas. Un soir, il est témoin de la naissance d'un des plus beaux tangos "Recuerdo" qu'un jeune musicien répète inlassablement. On ne sait pas si Pugliese et Corto ont bu ensuite un verre ensemble, en parlant d'aventures et de révolutions.
Plus tard, Corto aperçoit une jeune et belle femme à cheval dans la pampa argentine ; il pense tout de suite à "Cachila", la composition de son ami Arolas.
Depuis ce jour, Corto Maltese et Julia n'arrêtent pas de danser le tango à travers le monde.

Julia et Andres Ciafardini
envoyé par elchafita

7 mars 2007

La noche más bella : 3 de marzo de 2007


Le plus beau cinéma,
el cine más bello : le Lux

Les plus beaux danseurs, los tangueros más guapos : Michèle et Vincent, Gaëlle et Laurent


La réalisatrice la plus sympa, la realizadora más simpática :
Debora Blake

Le plus beau blog, el blog más bello : "Paroles et Tango"

Les meilleures empanadas, las mejores empanadas : celles de Sabrina et Martin

Le plus beau tango, el tango más lindo : El Ingeniero


4 mars 2007

M E R C I

La boucle est bouclée : d'une idée de soirée Ciné et Tango, en passant par la réalisation d'un blog dédié à l'univers du tango, jusqu'au 3 mars 2007...
La soirée CinéTango, comme l'éclipse de lune, a vraiment eu lieu.
Super ambiance, salle pleine, public ravi.
Et nous aussi !
Merci d'avoir été aussi nombreux à partager notre enthousiasme.
A suivre...