27 mai 2008

Cannes, la classe !

TempoTango remet :

La Palme d'Or à "Il est si bref l'amour et l'oubli est si long" avec Rudolph Valentino d'après un des plus beaux poèmes de Pablo Neruda.

Le Grand Prix d'Interprétation est remis à Murat et Michelle Erdemsel pour leur prestation dans "Istanbul + Hawaï = New York" de Juan Baptist Guido et Luis Rubistein.

La Caméra d'Or pour Casa Cuberta réalisateur du film "Pa Bailar" sur une idée de Bajofondo.

Le Grand Prix de la Mise En Scène va au film "Quand le XIXème siècle rencontre le XXI ème" avec l'ami américain.

Le Grand Prix de la Critique pour le film "L'amour qui est dansé" sur une idée de Otros Aires.

Le Prix du Meilleur Scénario est donné à Juan d'Arienzo pour "El Rey del Compas".

Enfin une Mention Spéciale est remise à Osvaldo Pugliese ("Le tango est un arbre…") pour l'ensemble de son oeuvre.

Vous pouvez voir tous ces films en exclusivité sur Paroles... et Tango dans la rubrique Vidéo… en attendant le mois d'octobre pour voir sur les écrans la palme d'or "Entre les murs".

17 mai 2008

Happy together

17 mai : journée mondiale contre l'homophobie
Milonga : la Marshall à Buenos Aires
Photographe: Dan Chung

Buenos Aires est non seulement une destination pour sa scène tango gay comme ici à la milonga la Marshall, mais elle est aussi la première ville d'Amérique du Sud à avoir autorisé les mariages gay.
Le titre "Happy together" est un clin d'oeil au film de Wong Kar Waï (1997) qui conte l'histoire de Lai et Ho. Lai et Ho quittent Hong Kong pour Buenos Aires et se retrouvent dans un bar de tango. Lors de la sortie du film, le réalisateur avait déclaré : "Pour moi, l'homosexualité c'est comme l'Argentine c'est de l'autre côté de la planète mais ce sont deux sujets intéressants. Ce film n'est pas seulement sur deux hommes mais sur la relation humaine, la communication humaine et les moyens de la maintenir."

11 mai 2008

Le tango impérissable

Fervor de Buenos Aires est un OVNI partagé entre des références di sarliennes et une architecture musicale moderne.
Leur premier cd "Quién Sos" est l'aboutissement de plusieurs années de travail. Trois bandonéonistes, trois violonistes, un violoncelliste, un contrebassiste, un pianiste et un chanteur nous offrent une nouvelle veine du tango argentin tout en restant fidèle à Carlos di Sarli pour la musique et à Borges pour le texte - Ferveur de Buenos Aires, la première oeuvre du poète argentin -
Il se passe une tempête avec cette formation et si vous avez envie d'entendre son second souffle après "Quién Sos", Javier Arias et tous les autres sont actuellement en Europe.
Pour tout savoir sur leur tournée, c'est ici.

5 mai 2008

Sous les pavés, le tango

A l'heure où les grandes surfaces vendent le produit "Mai 68" comme on vend du yaourt, il est bon de rappeler ce qu'est la contestation, la révolte, la dignité aussi.

Grand prix au Festival de Venise en 1985 pour "Tango, l'exil de Gardel", Prix de la Mise en Scène à Cannes en 1998 pour "El Sur" (musique de Astor Piazzolla et interprétation du chanteur Roberto Goyeneche) et Ours d'Or à Berlin en 2004 pour l'ensemble de son oeuvre, nul mieux que Fernando E. Solanas n'a su montrer la résistance du peuple argentin : "Elle prend diverses formes mais elle est toujours pacifique et constructive... Il y a derrière, toute une ancienne expérience de travail social, héritée au fil des ans et des combats. Dans les manifestations collectives, il y a près de 1.000 ou 2.000 personnes qui partent avec leurs enfants, leurs chiens et leurs poulets pour occuper les rues. Il faut organiser tout cela. L’occupation des terres, l’occupation des usines, l’organisation de cantines collectives avec souvent presque rien... Il existe également des groupes qui assurent la santé, d’autres qui assurent la scolarité, la nourriture…" ( Propos recueillis par Mathieu Menossi pour Evene.fr - Photo signée Tomas Ruta).

Au mois de mai, n'achetez pas de yaourt mais revoyez plutôt les films de Solanas.

29 avril 2008

Buenos Aires à Cannes

Pablo Trapero à Cannes pour la seconde fois mais cette fois-ci dans la sélection officielle avec "Leonera", histoire d'une femme incarcérée qui élève son enfant né en prison. Remarqué dans de nombreux festivals, adulé par la critique internationale, Pablo Trapero va encore frapper fort à Cannes cette année.

Autre personnalité marquante du cinéma argentin également en compétition officielle : la réalisatrice de "La ciénaga" (2001) film primé à Berlin, à Sundance et aux 13èmes rencontres de Toulouse. A Cannes, cette année, Lucrecia Martel présente "La femme sans tête" qui raconte l'histoire d'une femme de quarante ans devenue amnésique suite à un accident de voiture...
La cérémonie de clôture se terminerait bien par un tango cette année !
Dans les autres sections comme La Semaine de la Critique ou La Quinzaine des Réalisateurs, pourraient figurer "Sangre Brota" de Pablo Fendrik, "Liverpool" de Lisandro Alonso ou encore "Salamandra" de Pablo Agüero.

21 avril 2008

Cholo el sastre, Cholo le tailleur (suite)

"Le tango, autrefois ?" Il se passe la main sur le front, réfléchit…

"Une ambiance très pauvre, rien à voir avec aujourd'hui. Des gens humbles, de métiers très divers, se réunissaient après la journée pour répéter un peu. Du maté, des biscuits et c’était parti. On jouait beaucoup dans le club du quartier, surtout dans les clubs de foot. Il y en avait des tas, on pouvait danser partout. Le samedi soir, dans la capitale argentine, on trouvait facilement plus de 50 orchestres à l’affiche et c'était seulement ceux qui se faisaient connaître…. Imagine- toi."
J’imagine.
"On choisissait d’aller ici ou là en fonction du style ; selon les orchestres ça jouait différemment , il y avait les plus classiques et les autres…"
Lui se définit comme classique, orthodoxe.
"Quels orchestres je préfère… ?" Il énumère Gobi, Di Sarli, Troilo, Salgano. Quels chanteurs ? Julio Sosa, Edmundo Rivero. Un orthodoxe, c’est évident.
Il ajoute que dans les clubs, il ne fallait pas rigoler. On y allait pour danser. Il y avait certains endroits plus tolérants où les choses se mêlaient. Mais par contre il y en avait d’autres : "Je te donne un exemple : je me rappelle d’un club, Villa Malcom – une milonga qui existe encore – où on ne rigolait pas : si tu faisais un pas trop suggestif en couple, le censeur apparaissait et te remettait en place. Il y avait la censure sur les pistes ! On pouvait t’expulser et tu ne revenais jamais ! Il y avait certains clubs, notamment dans le quartier de Mataderos, où ça pouvait même se compliquer... si tu me comprends..." Je ne comprends pas. "C’est simple, si tu invitais une femme avec qui tu n'aurais pas dû danser, les locaux venaient te cracher sur le dos… Je te l’assure, il fallait faire gaffe. Aujourd´hui le tango est devenu plutôt un cirque, un cirque pour les étrangers !". Il se passe la main sur le front. "C est comme ça, qu’est ce que tu veux que je te dise ?".

D'Espagne, de France, d'Italie, et même du Japon, des tangueros, professeurs et danseurs, viennent dans cette vieille demeure pour demander à Florindo Brindesi de pratiquer encore son art.
Et Cholo le tailleur, quand il livre le costume, offre toujours la cravate avec…
de notre correspondant à Bueno Aires, Martin Suaya

14 avril 2008

El Rey del Compas

"Je suis un grand optimiste. Un gars heureux... La seule chose que je veux, c'est continuer avec mon orchestre, même si je sais que je ne suis plus un jeune garçon, que je dois prendre soin de ma santé et que je ne peux pas dépenser autant d'énergie qu'avant. Cependant, lorsque je suis sur scène, je réalise toujours un show. Et je ne le fais pas parce que je suis un type bizarre. Je le fais parce que je ressens le tango comme ça. Du rythme, du nerf, de la force, du caractère". Juan d'Arienzo
"Loca"

9 avril 2008

Cholo el sastre, Cholo le tailleur

à Julia y Andrès Ciafardini

Je pénètre dans le couloir et j'entends déjà les accords. «Viens, viens, me dit-il, c’est Di Sarli, je le mets toujours l'après-midi». J’écoute et je marche lentement. C’est le Tango, bien sûr, quoi d’autre, qui nous guide dans ce voyage.
«Viens, viens, assieds-toi, qu’est ce que tu veux savoir ?
- Un peu tout de vous Monsieur, je réponds, c’est pour ça que je suis là.
- Ah bon ?
- Mais si ! Je vous ai prévenu, le tango, votre métier, les costumes, les danseurs, votre histoire enfin… !
- D'accord, d’accord. Comment j’ai commencé dans le métier ? Eh bien… deux danseurs, Soto y Cejas, sont venus avec des pièces de toile pour que je leur confectionne un costume. Voilà, c est parti ! Après, tu sais, les gens parlent…» Il sourit. Il sait qu’il est doué, mais il reste toujours modeste.
Florindo Brindesi entrevoit déjà ses 80 printemps, mais il travaille toujours. Jour après jour, même 12 heures par jour. Je le regarde et je lis toute une histoire sur son visage. Il me montre son atelier et je découvre, immobiles, ses outils. «Tout appartenait à mon père, il y a même des choses qui étaient à mon grand-père». Cholo, troisième génération de tailleur, persiste encore dans cet art. Il coud, il coud, et les gens viennent toujours le voir. Il a toujours habité le quartier porteño de Boedo, toujours habité la même maison et toujours pratiqué ce métier… pendant plus de 60 ans. Sa femme acquiesce et lui, comme ça, se met à parler de ses débuts : à peine terminé l’école primaire, il s’y est mis. Son père lui avait demandé s’il voulait continuer à étudier ou bien le rejoindre à l’atelier. Il n’a pas hésité. Il a choisi sa destinée très tôt dans la vie.
«Le tango, autrefois ? Il se passe la main sur le front, réfléchit… On en parlera plus tard.»
de notre correspondant à Bueno Aires, Martin Suaya

29 mars 2008

Première leçon

Le prof : "Uno, dos, tres...
Elle : - Dis donc ça a l'air complexe cette danse ?
Lui : - On va faire pas par pas... euh, c'est quoi aprés l'croisé ?
Elle : - Six, et à sept on rassemble. Allez, on recommence...
...
Lui : - Mais suis ce que je guide, tu t'es encore trompée... On ré-essaie. Encore une fois.
Elle : - Pas du tout, j'ai fait ce que tu m'as dit... Bon... Un, deux, trois
Le prof : - Très bien ! Maintenant on change de partenaire...
Lui : - Moi je reste avec toi, j'ai pas envie de changer, j'les connais pas les filles qui dansent là...
Elle : - Mais c'est pas ce que le prof a dit...
Lui : - On s'en fout, on reste ensemble !"

23 mars 2008

L'Oriental

J'aime les rythmes africains qui parfument le tango, le jazz qui flirte avec lui, j'aime l'électro qui tente de le séduire et la musique orientale qui l'envoûte. "Qu'il est long ce silence de ces nuits où je pense à ta chère présence, au doux son de ta voix.. Ecris moi quelques mots, peu m'importe... Ektebli" chantait Lili Boniche. Et d'Alexandrie à Beyrouth, de Casablanca à Alger, comme il est beau le tango argentin. Ce soir, en le dansant dans les cabarets orientaux chacun se souvient de ce crooner de la Ville Blanche, en allé sans bruit le 6 mars dernier.

16 mars 2008

La noche del cine y de tango

Ce soir là, TempoTango et le Cinéma LUX ne se doutaient pas qu'ils allaient réussir la soirée du 15 mars : une formation musicale "Consuelo", un court-métrage "Tanghi Argentini" de Guy This, une façon de filmer, d'aimer les Portenos dans "Nosotros" de Vignatti, un début de nuit dansant et un public heureux...Vous avez fait CinéTango2. (En lien Alchimee pour les photos)

8 mars 2008

Paroles de femmes : bonne fête !

«Le tango est un monde où l’homme et la femme se réduisent à leurs traits essentiels, aussi dépouillés que des chiffres. Harmonie du dissemblable, ils ne sont pas l’opposé l’un de l’autre, rien qu’une brisure de l’image et leur seul terrain d’entente étant une ligne de fuite. Obliquement. Comme s’ils dansaient à jamais sur le pont d’un bateau qui les avaient amenés jusque-là. Tangage d’une éternelle navigation ». Alicia Dujovne Ortiz. Extrait de "Femme couleur tango". Edition Grasset.

"En réalité, elle peut utiliser ses propres armes et “liquider” l’homme : il commande, mais elle sait lui briser le cœur. Sinon, le tango n’aurait aucun sens..." Adriana Varela à propos de la femme dans le tango.

"C'est vrai que le rôle de la femme dans le tango est compliqué. On est interprète de la proposition de l'homme, de sa musicalité, mais puisque l'homme invente dans l'instant on a aussi une part dans son inspiration... On danse à part entière, on exprime quelquechose de très intime de soi, mais on n'est pas décideur de la danse. On peut seulement choisir avec qui l'on préfère danser..." Judith Elbaz. In La Salida N°51.
En photo : Libertad Lamarque.

2 mars 2008

Bienvenidos

Paris Mardi 26 février
Impasse Bonne Nouvelle "La pratique de l'Echiquier". Nous ne connaissons pas cette milonga mais une amie parisienne nous y donne rendez-vous. Trois heures plus tard, nous quittons l'Echiquier en nous demandant pour quelles raisons personne ne nous en avait parlé avant ! Impasse Bonne Nouvelle 75010 Paris, Métro Bonne Nouvelle

Mercredi 27 février. Dernière soirée à Paris. Impasse Cordon Boussard. 20ème. Comme il nous est impossible de commencer une nuit sans avoir dansé sur Canaro nous optons pour la milonga L'Oxygène. La colonne en briques, au milieu de la piste n'est pas une légende mais elle n'empêche pas d'évoluer dans cet endroit très studieux, en tout cas ce soir là. Bref, c'est tellement agréable que nous devons courir pour attraper le dernier métro. En vain !

1 mars 2008

Le tango oh yes

"Je danse pour toi mon amant des rêves". Eau forte 1980 de Richard Davies.

L'exposition qui se tenait à Paris jusqu'à la fin du mois de février a permis de mieux connaître le travail de ce dessinateur et graveur, originaire du Pays de Galles. Disparu en 1991 à l'âge de 46 ans, il laisse des estampes, des gravures, des ombres et des lumières.
Si les artistes sont nombreux à vouloir représenter le tango, il en est très peu qui réussissent à nous émouvoir comme Richard Davies qui a su traduire l'étrangeté, la douceur, la rencontre.

"Le tango oh yes I", "Le tango oh yes II", "Sugar tango", "Ces premiers pas et puis" : tous ces titres marquent l'intérêt de l'artiste pour le bal et plus particulièrement pour le tango.

20 février 2008

Ida y Vuelta


"Je ne suis pas traditionaliste du tout. Les traditionalistes ont tort. Le Tango est d'abord un genre, pas un rythme. Il y a depuis le début une influence que l'on appelle "Ida y Vuelta". Gotan Project par exemple est un épiphénomène dans toute une suite de changements depuis la naissance du Tango. " Carlos Caceres, propos receuillis par S. Khenfer dans le cadre du festival Travelling.

"Tango Negro" Caceres, Pascale et Luis Bruni

15 février 2008

There Will Be Tango


La 58 ème édition du Festival International de Cinéma à Berlin (la Berlinale) s'achève dimanche. L'Argentine était représentée par "El Cafe de los Maestros" de Miguel Kohan et produit par Walter Salles ("Carnets de voyage"). Documentaire qui s'intéresse aux légendes du tango comme la chanteuse Nelly Omar la première à avoir chanté "Sur" ou le bandonéoniste Carlos Lazzari, mémoire vivante de l'orchestre de D'Arienzo.

Vous n'étiez pas à Berlin alors vous serez à Paris le 18 juin parce que tous ces grands noms de l'histoire du tango seront présents à la salle Pleyel pour un concert unique. Mieux qu'en film !

7 février 2008

L'élan de son Désir

Le machisme des tangueros existe, c'est une évidence. Cependant, il n'est pas LA règle, car souvent les hommes qui dansent le tango sont sensibles, émotifs, féminins et reconnaissent l'Autre. Volontairement, je dis l'Autre, cet Autre que le danseur enlace et à qui il laisse une place désirable et le reconnaît comme être désirant. Le désir fait le tango sinon il n'y aurait pas de sens à le pratiquer. Et c'est bien parce que cette danse est une rencontre où rien ne se dit mais où tout se ressent, contrairement au monde d'aujourd'hui, que nous sommes de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes à l'aimer.
Dessin de Auguste Rodin

3 février 2008

Travelling sur Buenos Aires

Quittons pendant quelques jours notre pays dont la culture se limite actuellement à Carla et acceptons l'invitation de la ville de Rennes et de la 19ème édition du Festival Travelling qui ont choisi de nous faire découvrir Buenos Aires.

Plongées dans les barrios à travers le cinéma (au programme le documentaire de la tournée européenne de l'Orquesta Tipica Fernandez Fierro), la photographie (Mat Jacob présentera son travail réalisé dans les milongas de B.A.), la musique (concert de Juan Carlos Caceres). Et bien sûr, cabarets, littératures, vidéos et... milongas !
Décidément après le Festival de la Bande Dessinée à Angoulême (voir nos précédents messages), l'Argentine nous montre que la création se porte plutôt bien.

Tout le programme du 8 au 19 février tomense su tiempo para descubir Buenos Aires.

26 janvier 2008

Il est si bref l'amour et l'oubli est si long

"Poème XX" de Pablo Neruda et "Les quatre cavaliers de l'Apocalypse" : fabuleuse rencontre brillamment mise en scène. Prenez le temps, écoutez, regardez... l'alchimie nait sous les pas de Rudolph Valentino...
Traduction en cliquant sur "Poème XX"

20 janvier 2008

Les Supervielle au travail

Au début, il y eut Jules, Basque par sa mère, Béarnais par son père et Uruguayen de naissance (janvier 1884). Sort aujourd'hui un petit livre longtemps resté introuvable "Uruguay" aux Editions des Equateurs. Ecrit en prose, "Uruguay" évoque la pampa, les gauchos, les maisons colorées, la mer douce... Mar Dulce. "Uruguay, Uruguay de mon enfance et de mes retours successifs en Amérique, je ne veux ici m'inquiéter que de toi, dire, au gré de mes tremblants souvenirs, un peu de ce que je sais de ton beau triangle de terre, sur les bords du plus large fleuve, celui-là que Juan Diaz de Solis appelait Mer Douce."

Puis il y eut Luciano, arrière-petit neveu de Jules et fasciné par les tangueros des années 30 avec leur sens de l'honneur. "Mar Dulce" c'est son dernier disque. “Ce serait très prétentieux de notre part de penser que nous faisons le nouveau tango. Celui-ci doit être fait par une personne qui dédie sa vie au tango. Ce que nous essayons de faire, nous, c’est de donner une photographie de choses qui se passent ici et maintenant.”